Centre d'étude du milieu d'Ouessant
Centre d'étude du milieu d'Ouessant

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Ar Gouzoul

29242 Ouessant

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mél: cemouessant29@wanadoo.fr

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Historique

L’île d’Ouessant a très tôt suscité l’intérêt du public naturaliste. Pour preuve, la première publication traitant de la nature à Ouessant est une liste de plantes rédigée par THÉBAULT et BLANCHARD suite à leur passage sur l’île en 1875.

Mais dans un pays non encore véritablement sensibilisé aux disciplines naturalistes, la tâche de mettre en évidence les atouts de l’île sera laissée aux ornithologues anglais. Citons par exemple William Eagle CLARKE, Collingwood INGRAM ou encore René MEINERTZHAGEN, qui effectuent chacun plusieurs visites de l’île dans la première moitié du 20ème siècle. Dans leurs synthèses d’observations, ces pionniers de l’ornithologie ouessantine soulignent l’intérêt de la mise en place d’un suivi des migrations sur cette île de la pointe bretonne, carrefour de plusieurs routes migratoires.

En 1934, l’ornithologue finistérien Edouard LEBEURIER est un des premiers à évoquer l’idée de la construction d’un observatoire des migrations sur Ouessant. Cette idée est d’ailleurs reprise quelques années plus tard par un autre naturaliste breton, Michel Hervé JULIEN. Les visites régulières de cette figure emblématique de la protection de la nature en Bretagne, co-fondateur de la SEPNB avec Albert LUCAS (Société pour l’Étude et la Protection de la Nature en Bretagne), dès la fin des années 1940, contribuent à édifier durablement la réputation ornithologique d’Ouessant. Il sera, de fait, le véritable initiateur de l’activité scientifique sur l’île en lançant en 1955 les camps ornithologiques d’Ouessant, où vont être formés durant près de vingt ans la plupart des bagueurs français. Durant cette période faste, des ornithologues viennent de toute l’Europe pour apporter leur contribution à la connaissance de l’avifaune ; le britannique Christopher CLAPHAM reste certainement encore dans la mémoire de bien des ouessantins.

Le succès de ces camps automnaux ainsi que la réputation grandissante de l’île d’Ouessant dans toute l’Europe amènent M.H. JULIEN à considérer la réalisation d’une station permanente comme une évidence. En 1956, il élabore un premier projet de construction d’une « Station Ornithologique et Biologique » sur la rive Nord de la Baie de Lampaul, qui échouera faute de financement malgré les nombreux appuis d’officiels. En 1962, le projet de la SEPNB est repris sans succès et la disparition prématurée de M.H. JULIEN en 1966 signe un véritable coup d’arrêt. Dans le même temps, les camps de baguage s’arrêtent en 1973.

Malgré cette baisse de l’activité naturaliste sur Ouessant dans les années 1970, la SEPNB relance le projet de construction d’une station ornithologique et d’observation du milieu en 1976, en partenariat avec le Parc Naturel Régional d’Armorique (PNRA) et l’Education nationale. L’étude de faisabilité du projet est alors confiée à Yvon GUERMEUR, qui deviendra le futur directeur du centre. Après presque dix années d’atermoiements, la construction de l’équipement débute en 1983 grâce notamment aux apports financiers du ministère de l’environnement, débloqués en compensation de la marée noire de l’Amoco Cadiz ainsi que du Conseil Général du Finistère.

Ouvert au printemps 1984 et inauguré officiellement en juillet 1985 par la ministre Huguette Bouchardeau, le centre reprend les objectifs originels consistant à en faire un lieu d’observation naturaliste et en particulier de l’avifaune migratrice en y adjoignant des objectifs d’animation pour l’économie insulaire et d’initiation à l’étude des milieux naturels. D’emblée intégrée au PNRA, le centre est ensuite confié en gestion à une association créée pour l’occasion en 1986. D’abord appelée CPIEO (Centre Permanent d’Initiative pour l’Environnement d’Ouessant), l’association devient à partir de 1990 le Centre d’Étude du Milieu d’Ouessant (CEMO), qui compte aujourd’hui 3 salariés.